[#EDD] éducation au développement durable: Mémoire du mal, tentation du bien.

1977 à  2014, cela fait 37 ans que l’éducation à l’environnement fait ou est censée faire son œuvre sur les bureaux et dans les têtes des élèves de France.
On peut apercevoir sur le site internet du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche cette jolie phrase: « L’éducation est un volet essentiel de la stratégie nationale de développement durable. L’EDD fait partie intégrante de la formation initiale des élèves, dans l’ensemble des écoles et des établissements scolaires. »

Commençons par un petit rappel de la progression théorique du développement durable dans l’enseignement.

  • 1977 : une circulaire donne naissance à l’éducation à l’environnement en France
  • 2004 : elle devient l’éducation à l’environnement et au développement durable
  • 2007 : lancement de la deuxième phase de généralisation de « l’éducation au développement durable »
  • 2011 : lancement de la troisième phase de généralisation
  • 2013 : la loi de refondation de l’École fait entrer cette éducation transversale dans le code de l’éducation

Pour l’anecdote, en 2013 nous avions concouru pour un appel d’offre dans les Bouches du Rhône concernant un programme d’initiation au développement durable pour les classes de CP à la 6ème sur 3 ans. Le contenu demandé par le donneur d’ordre se rattachait bien plus aux exigences de 2007 qu’à celle de 2013. Ne parlons surtout pas de l’anticipation et de la projection jusqu’en 2016/2017.

Au delà des dysfonctionnements dus à la structure ultra verticale de l’entité, il est important de relever la volonté forte affichée: former les générations d’aujourd’hui et de demain à résoudre les défis sociétaux qui se présentent. 

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Le poids injuste du cartable

Il y a bien une injustice peu savoureuse qui se présente à nos enfants désignés volontaires d’office pour cette mission.
« Chers élèves, chers étudiants plein d’avenir et débordant d’utopie veuillez réparer dès à présent les erreurs que vos prédécesseurs ont gentiment pris soin de cultiver durant le temps de leurs enrichissements inconscients ».
Si ce fonctionnement déculpabilise quelque peu les pionniers de du développement non durable, que leur procure le fait d’assigner un tel fardeau à leurs enfants? Surtout quand on considère de près le dénouement de la situation:
« Si vous n’y arrivez pas, vous condamnez de facto la génération d’après au mieux à l’exploit et au pire à survivre dans les conséquences irréversibles. »

Effectivement  chez Efficience C&C nous collaborons à la formation des étudiants, lycéens, collégiens au développement durable. Nous tentons de mettre dans leurs mains les connaissances, les savoirs et les savoir-faire qui leur permettront de comprendre ces enjeux sociétaux et d’agir sur les défis qui se présentent à eux. Ce processus est nécessaire et c’est une fierté doublée d’un grand plaisir pédagogique de participer à cette aventure. Mais évitons au maximum de charger le fardeau de celles et ceux qui construiront le monde de demain.

Formez vos bataillons! Marchons, marchons …

Les énergies, les collaborations, les trésors qui sont déployés pour sensibiliser, former, armer, sublimer ces générations d’élèves sont incroyables. Si un bémol devait être retenu ce serait celui de la disparité de déploiement à l’échelle territoriale (Nous ne proposerons ici aucune échelle de comparaison en Rennes et Marseille). La ligne directrice est tracée, les forces en présence sont mobilisées et le changement est en marche, c’est très bien!
Soulevons quand même le tapis sous lequel on enfouit notre culpabilité, nous percevons alors la réalité du problème et la vérité profonde du défi: construire un modèle qui ne produit pas (ou peu) de problèmes sociétaux aussi délétères qui ceux déjà présents.
Le challenge est bien là, comment fournir les connaissances, les savoirs, les savoir-faire à nos étudiants et élèves pour non seulement résoudre les défis d’aujourd’hui mais surtout ne pas créer les problèmes de demain? Nous n’avons pour l’instant pas une grande certitude sur l’engagement vers cette voie. Il y a quelques personnes, bien trop isolées dans le systèmes, qui déploient avec conviction cette vision non linéaire et « long termiste ».

L’illustration de ce nexus pourrait se faire par l’absence dans les programmes de prise en compte de l’empreinte en eau dans la conception d’empreinte environnementale alors que l’on prône la sobriété de consommation et la sécurisation du bien commun. Il y a encore plus criant: le rapport quasi obsessionnel à l’internet de objets (IoT) ou objets connectés comme solution d’analyse, de pilotage, de dématérialisation.  Nous invitons régulièrement les fans  de cette solution à considérer qu’à l’horizon 2020 80 milliards d’objets connectés couvriront le globe et que pour nourrir cet monstre affamé d’un genre nouveau il faudra un nombre non acceptable de centrales nucléaires ou de champs d’éoliennes démesurés.
Alors, oui l’IoT représente une opportunité de transition, d’analyse de dématérialisation et de pilotage à saisir mais pareil à nos programme d’éducation au développement durable il est impérieux de les éco-concevoir, de propulser un vision du temps long, un fonctionnement circulaire et surtout une synchronisation de nos modèles avec celui de la biosphère.

Sortons du syndrome SNCF

C’est une illustration de la complexité à résoudre des problèmes avec les pensées qui les ont engendrés que nous aimons utiliser depuis quelques temps.

Exemple: Le TGV, fierté franco-française, ne fonctionne pas sur un modèle rentable, c’est un secret de polichinelle aussi vieux que ses couleurs oranges d’origines qui fait surface aujourd’hui. La direction est alors sommée de fournir de solutions. On déploie des énergies, du temps, des intelligences, de l’argent pour accoucher de: « Augmentation des tarifs usagers » (l’innovation disruptive fait des ravages chez nos fleurons?). Alors que le pouvoirs d’achat des individus s’étiole et que le co-voiturage via des plateforme ou des sites internets représente un solution agile, reproductible, adaptable la SNCF s’alourdit  le modèle en faisant supporter économiquement son manque de réponse aux usages par les usagers eux-mêmes.

37 ans d’éducation au développement durable, il est certainement venu le temps de la maturité. Mieux il est venu le temps de le ranger au musée de l’éducation nationale aux cotés des autres matières enseignées aux 19e et 20e siècles que l ‘on regarde aujourd’hui avec sourire. Les générations que nous formons actuellement sont bien assez intelligentes pour concevoir les enjeux sociétaux non pas comme des erreurs à réparer dans l’urgence mais bien plus comme l’opportunité de construire pour les autres générations sans créer des problèmes majeurs semblables aux défis qu’ils affrontent.
Pour cela il est nécessaire de décloisonner, d’éviter la verticalité et les silos de fonctionnement, la transdisciplinarité ne doit pas être  mise en marge et surtout une confiance réelle doit être investit dans les apprenants. Si l’on crowdsourçait les élèves et étudiants (le crowdsoursing est à la mode sauf à la SNCF?) vous pouvez être assurés qu’ils vous feront préférer le train et les modes de transport à faible impact environnementaux.

Puisque nous parlons de voyage, c’est Saint-Exupéry qui nous apporte le sourire de la fin:

Quand tu veux construire un bateau, ne commence pas par rassembler du bois, couper des planches et distribuer du travail, mais réveille au sein des hommes le désir de la mer grande et belle

Antoine de Saint-Exupéry

Textes de référence de l’ EDD

Démarche globale de développement durable dans les écoles et les établissements scolaires (E3D) – Référentiel de mise en œuvre et de labellisation
Note de service n° 2013-111 du 24 juillet 2013

Troisième phase de généralisation de l’éducation au développement durable
Circulaire n° 2011-186 du 24 octobre 2011

Instructions pédagogiques – éducation au développement et à la solidarité internationale
Note de service n° 2008-077 du 5 juin 2008

Seconde phase de généralisation de l’éducation au développement durable (EDD)
Circulaire n°2007-077 du 29 mars 2007

Généralisation d’une éducation à l’environnement pour un développement durable – rentrée 2004
Circulaire n° 2004-110 du 8 juillet 2004

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Conseil et assistance aux entreprises, aux collectivités et aux organisations, conception de stratégies d’innovations durables. Nos solutions de d’audit/diagnostic, de scenario et de modélisation transforment pour nos clients, leurs stratégies de développement. Les solutions collaboratives d’ Efficience C&C permettent de promouvoir l’innovation sociale, environnementale et économique et offrent de nouvelles opportunités  d’améliorer la performance des modèles économiques et productifs.

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Upcycling challenge Marseille #1

Encore une idée folle! Le printemps doit influer sur nos ateliers prospectifs…

Bref, il nous vient l’envie d’organiser à Marseille un concours ouvert à tous, un challenge bon pour la ville qui nous est chère, une mise en lumière de l’ingéniosité des habitants, une sensibilisation aux enjeux environnementaux et économiques, une illustration des possibilités de ressource. Pour le mois de Septembre afin d’animer la rentrée?

Il sera question d’Upcycling. Mais quésaco cet anglicisme? la valorisation des déchets ou revalorisation (upcycling en anglais) est un ensemble de procédés par lesquels on transforme un déchet matériel ou un produit en apparence inutile en un nouveau matériau ou produit de qualité ou d’utilité supérieure. La valorisation des déchets est généralement considérée comme l’inverse du décyclage ou de la mise en décharge du contenu des poubelles. Pour tendre vers une économie circulaire.

Nous souhaitons permettre à toute personne d’illustrer Marseille en utilisant ces « déchets » non valorisés. Un tableau,un bateau, une œuvre, un outil,un nouvel objet, une affiche, du mobilier, un jouet, une basilique… La création doit venir du ressenti de chacun et vous pourrez ensoleiller votre réalisation d’un récit. images

Le travail peut être individuel ou collectif, l’objectif est la mobilisation de la créativité, de l’intelligence et du savoir-faire d’un grand nombre de personnes afin de mettre en avant les talents des marseillaises et marseillais.

De la même manière que de nombreuses personnes se sont mobilisées pour rendre Marseille « Happy » en s’inspirant du clip de Pharrell Williams, cet Upcycling challenge #1 s’inscrit dans une volonté d’offrir une voie à la foule, ouvrir un espace d’expression et mobiliser autour d’enjeux importants.

Aujourd’hui ce challenge est en phase béta, comme l’exprimeraient quelques amis de l’univers web. Nous allons donc retrousser nos manches, faire chauffer nos méninges, prospecter et arpenter Marseille pour cuisiner et présenter un beau programme digne des Marseillais et la hauteur des enjeux. Nous mettrons en place des récompenses pour les plus belles réalisations, nous permettrons de les exposer, les valoriser. Nous attacherons à accompagner les auteurs dans l’après challenge. Nous viseront la meilleur exposition et communication pour le plus grands nombres de projets afin que tous puissent tirer profit du travail effectué. L’essentiel est de participer mais tous doivent bénéficier du potentiel de ce concours!

Cette aventure ne se sera pas sans co-organisateurs, partenaires, sponsors et soutiens. Comme nous le faisons souvent depuis deux années, nous vous informerons pas à pas par soucis d’interactivité et de transparence.

Vous désirez en savoir plus? Vous désirez participer? Vous avez l’envie de faire partie de l’aventure, de soutenir l’Upcycling Challenge Marseille #1?

Contactez nous: efficience.c2@gmail.com

En attendant la suite, LIBÉREZ VOTRE CRÉATIVITÉ & INSPIREZ LE FUTUR !

Work in progress…

 

Sponsors de l’évènement:

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N’hésitez pus !!!

La RSE postmoderne et le mash-up en développement durable

La responsabilité sociétale promue par l’état, les collectivités territoriales et surtout l’union Européenne (par déclinaison de cahiers des charges, de normes, de labels, durcissement des lois…) et les consommateurs (de plus en plus en « conso-acteurs »), recherchait l’implantation de valeurs fortes dans les entreprises.

L’innovation en développement durable engage une rupture avec les conventions standardisées du modernisme économique, tout particulièrement avec les prétentions à conclure l’éco-responsabilité et à ignorer l’évolution (voir même l’exaptation).

La transition d’une RSE planifiée et incitée à une RSE postmoderne partie intégrante de l’ADN de l’entreprise, qui se caractérise  par la recherche de l’efficience et la volonté de création de nouveaux modèles tout en admettant la réutilisation de concepts préexistants (exemple du biomimétisme), permettra une synthèse entre intérêt général et particulier, entre besoin présent et futur. la RSE c’est d’après la commission Bruntland  » le développement qui réponds aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs » (CEMD 1987). Il est temps de concevoir la revalorisation et le ré-enrichissement « des capacités à répondre aux besoin des générations futures ».

La montée des préoccupations sociales et environnementales pousse à l’intégration d’une démarche en responsabilité sociale des entreprises . La  RSE postmoderne liée aux nouvelles opportunités économiques visera l’innovation durable.

Si les chefs d’entreprise français déclarent par intention et en majorité mener des projets dans une optique de développement durable, on relève dans chaque études menées une méconnaissance des outils utilisables, des aides existantes, partenariats institutionnels. Les entreprises concentrent leurs efforts et leurs actions dans les domaines où les obligations légales sont fortes. Il est important de relever les manques de connaissances, et donc de considérations, pour les nouvelles économies et opportunités qui ne cessent de faire leurs preuves: économie collaborative, économie circulaire, économie sociale et solidaire, biomimétisme, économie de l’usage et de la fonctionnalité, chimie verte…Mash-up #DD1.0

Le niveau d’implication en RSE entre TPE et PME n’est pas ou peu différent et les motivations sont similaires: motivations instrumentales, politiques, liées à l’intégration des parties prenantes ou motivations éthiques. les freins principaux à la mise en œuvre d’une démarche de développement durable sont toujours les mêmes depuis 10 ans, seul l’ordre change: le coût/manque de moyens, le manque d’informations et le manque de temps/manque de recul.

La nécessite d’une pédagogie auprès des chefs d’entreprises, cadres, décideurs, sur les réels avantages et opportunités du développement durable permettra de libérer la démarche, de briser les carcans et d’ouvrir de nouvelles synergies.

Dans un processus itératif et participatif au service de l’entreprise et de l’élaboration de sa démarche RSE, la mobilisation des savoirs et des pouvoirs, leur transmission rendent opérationnel les outils nécessaires à la conception de stratégies d’innovations durables.

« La pensée facile consiste à choisir son camp, accumuler les savoirs et ignorer l’autre coté. Il s’ensuit une boiterie logique qui donne une image hémiplégique. »

 Boris Cyrulnik

De l’analyse du contexte à la recherche de sens, en passant par l’analyse des besoins et la reformulation de la problématique

Ces étapes ne sont pas linéaires. Elles doivent être abordées d’une façon partiellement simultanée et répétées autant de fois qu’il est nécessaire. Cela implique une approche évolutive au cours de laquelle on doit suivre la mise en œuvre de l’idée et du prototype pour voir comment ils évoluent et comment on peut les améliorer.

Il nous faut alors formuler de nouvelles questions et apporter de nouvelles réponses, cela passe par l’identification du besoin et la construction de solutions adaptées en synchronisant les impératifs humains, économiques et environnementaux.

Un écosystème en mutation implique une adaptation des entreprises. Une nouvelle logique génère de nouvelles disciplines.

Il n’échappera à personne que le monde économique dans lequel nous vivons traverse une crise endurante et redondante. La période actuelle est marquée par  une  évolution rapide des valeurs, des intérêts ainsi que des  modes de vie et consommation, conjuguée à une banalisation des déplacements des  populations et à la progression constante des nouvelles technologies. C’est un tournant important pour la vie des entreprises qui doivent s’adapter mais c’est parallèlement l’opportunité incontournable pour changer, créer et surtout INNOVER.

« Ce sont pas les plus forts qui survivent, ni  les plus intelligents,mais ceux qui sont les plus rapides à s’adapter au changement. »

 Charles Darwin

Si vous réduisez la RSE au simple bilan carbone, l’économie circulaire aux recyclages de déchets ou l’ ESS (économie sociale et solidaire) à une marge économique, vous risquez d’une part un choc entrepreneurial et d’autre part d’accumuler les complications avec les cahiers des charges, normes, réglementations, taxes et labels décliner par l’Union européenne, l’état et les collectivités.

Pour faire face à ces nouveaux défis une entreprise qui met le développement durable au cœur de son activité ne fait pas travailler ses secteurs de manière isolée, et instaure au contraire une logique «cross-département» favorisant l’intelligence collective. C’est une première étape vers l’innovation collaborative. Antoine Laurent de Lavoisier n’a jamais travaillé seul et isolé…

Dans une logique pluridisciplinaire, voir même trans-disciplinaire, le contenu provient de la combinaison de plusieurs sources d’information collaboratives. Dans cette optique, il est naturel et salutaire pour l »entreprise d’envisager de nouveaux paradigmes; la nécessité de nouvelles méthodes génère de nouvelles disciplines qui sont un savant mélange, une synthèse entre plusieurs savoir-faire, connaissances, compétences. C’est fréquemment le cas remarquable en matière de développement durable lorsqu’il faut par adaptation créer des carrefours , des passerelles, par exemple entre biologie, économie, ingénierie et management. C’est ce que l’on pourrait appeler un Mash-Up en développement durable qui aboutit à un résumé d’un travail plus global: un compendium.

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. »

 Lavoisier

Les défis de l’entreprise sont nombreux et le chantier vers un développement durable inscrit dans l’ADN de ces entreprises est encore vaste, c’est un challenge entrepreneurial emplit d’avenir.

Remerciement: cet article et la réflexion sur le postmodernisme sont nés quelque part dans les lecture du blog de Management Post Moderne www.management-post-moderne.fr MPM, on les remercie donc pour l’inspiration et on vous invite à visiter leur univers.
 
 

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[Invitation] StartUp et développement Durable (RSE) -Renforcer l’ADN de l’entreprise & accroitre son potentiel

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Nous vous invitons à cet afterwork décontracté mais empreint d’esprit entrepreneurial durable et responsable. Nous organisons cet évènement dans une volonté d’ouverture et de partage avec un catalyseur: la convivialité participative.

 RENNES le 17/12/2013  7 PLACE DU PARLEMENT DE BRETAGNE . O’Connell’s -18H30-Entrée gratuite.

L’inscription est gratuite mais nous vous demandons de réserver par mail à l’adresse: efficience.c2@gmail.com

et de vous inscrire, si vous le désirez sur Facebook ici——>Cliquez sur l’image fb event

LE DÉVELOPPEMENT DURABLE ET STARTUP

Certains pensent que le développement durable est une mode !
Mauvaise nouvelle pour ceux qui imaginent que le développement durable et la responsabilité sociétale ne les concernent pas ou peu car l’état, les collectivités territoriales et surtout l’union Européenne (par déclinaison de cahiers des charges, de normes, de labels, durcissement des lois…) et les consommateurs (de plus en plus en « conso-acteurs ») ont décidé d’agir pour que le développement durable devienne une valeur forte.
La responsabilité sociétale et le développement durable permet de respecter l’ensemble des parties prenantes tout en permettant d’inover et de renforcer la valeur de l’entreprise.

La responsabilité sociétale des entreprises permet :
• Avantage concurrentiel et commercial.
• Augmentation de la capacité d’innovation de l’entreprise.
• Optimisation de la chaîne d’approvisionnement.
• Optimisation et économie des ressources énergétiques et empreinte environnementale.
• Plus grande implication, investissement, mobilisation des employé(e)s, collaborat(trices)eurs.
• Bien-être du personnel.
• Réputation de l’entreprise renforcée, accrue et ancrée.

Le Lean Startup, qui vise à améliorer le développement de jeunes pousses, est une source d’inspiration pour certaines grandes entreprises en quête de renouvellement et d’efficacité. Mais pour que cela fonctionne, il faut en comprendre la démarche et la philosophie: l’agilité et l’esprit d’entreprendre.

L’expression Lean Startup reflète les changements profonds qui se sont opérés ces dernières années dans le domaine de entrepreneuriat. L’e-krach de mars 2000 a mis en exergue des comportements déviants qui se sont traduits par une destruction massive de valeur. Les startups de l’époque avaient comme point commun un niveau de dépense trop élevé et artificiel, principalement motivé par la volonté d’enchaîner les tours de table et autres levées de fonds, le tout avec des business models on ne peut plus exotiques et des perspectives de création de valeurs complètement déconnectées de la réalité.

Le phénomène Lean Startup traduit donc la volonté de rétablir un peu de rigueur en rationalisant le fonctionnement des jeunes entreprises sans sacrifier la quête de rentabilité. Le Lean traduit avant tout une recherche d’efficience, une certaine forme de frugalité, et surtout une orientation délibérément pragmatique et réaliste : être évalué au regard de ce que l’on a réalisé concrètement, et non de ce que l’on prévoit réaliser un jour.

La pensée facile consiste à choisir son camp, accumuler les savoirs et ignorer l’autre coté. Il s’ensuit une boiterie logique qui donne une image hémiplégique.

 Boris Cyrulnik

Analyse du cycle de vie d’un produit, d’un service, d’un procédé et responsabilité environnementale des entreprises. L’étape incontournable.

Toutes les entreprises ont un besoin croissant d’ intégration et d’application de démarches en responsabilité sociale et environnementale. Cela deviendra bientôt une obligation, car l’état, les collectivités territoriales et surtout l’union Européenne (par déclinaison de cahiers des charges, de normes, de labels, durcissement des lois…) imposent régulièrement aux entreprises d’appliquer de nouvelles directives.

On observe des exigences de plus en plus précises dans les appels d’offres destinés aux entreprises. Si on prend le temps d’anticiper les futures évolutions des démarches en développement durable et RSE, on s’aperçoit qu’une augmentation exponentielle de ces exigences est inéluctable.

L’analyse du cycle de vie devient ainsi un outil incontournable qu’il faut impérativement comprendre et maîtriser. Cependant son approche et son intégration restent complexes pour la majorité des décideurs d’entreprises. Nous allons vous éclaircir cet horizon.

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L’ analyse du cycle de vie (d’un produit, d’un objet, d’un service, d’un procédé…) s’établit sur les notions de développement durable que nul ne peut plus  renier. Cette analyse fournit un outil efficient et une méthode systémique d’évaluation des pressions et impacts environnementaux du système étudié.

But fondamental:

Suivant la pensée globale de cycle de vie, les cycles de vie sont caractérisés par une double alternance : une alternance de phases et une alternance de générations et s’intègrent dans deux sphères. L’es objectifs sont clairs :

  1. Réduire la pression sur les ressources naturelles de l’écosphère et sur les ressources de la technosphère.
  2. Réduire, voir annuler, l’impact environnemental.
  3. Permettre, par un fonctionnement circulaire, le retour de matières premières et la réalimentation en ressources naturelles (Système Cradle to Cradle).

Cette volonté perdure tout au long du cycle de vie, de l’extraction de matières premières à la fin de fin (mise en décharge, recyclage, réutilisation…).

Définissons l’écosphère, la technosphère et les flux associés.

L’analyse du cycle de vie consiste à inventorier tous les flux à l’intérieur et à l’extérieur d’un système d’étude. Les flux constitutifs se décomposent en deux sphères interconnectées.

  • L’écosphère est l’environnement naturel global, elle englobe la technosphère et donc elle est la source de toutes matières premières et le réceptacles des déchets de la technosphère.
  • La technosphère représente l’ensemble des activités, produits, services humains (production, transformation, consommation).

Tout système étudié dans une analyse de cycle de vie est décomposé en processus élémentaires et chaque processus élémentaire reçoit et émet des flux.

  • Les flux élémentaires sont en provenance (ressources naturelles) ou à destination (déchets) de l’écosphère.
  • Les flux économique sont en provenance (flux intrant) ou à destination (flux extrant/produit) de la technosphère.

Idéalement, seuls des flux élémentaires devraient entrer et sortir du système étudié, les flux économiques ne devraient que servir à joindre les processus élémentaires entre eux (hormis le produit final qui est un flux économique qui sort du système). Cependant ceci nécessiterait de prendre en compte trop de sous-système comme ceux qui servent à produire de l’électricité nécessaire à un processus élémentaire.

Par conséquent, il est fréquent que des processus élémentaires soient simplifiés comme des processus économiques dont on connaît les impacts environnementaux agrégés (impacts globaux).

Comment traduire tout cela en données mesurables, compréhensibles et donc agir sur le cycle de vie avec l’objectif de développement durable ?

L’analyse de cycle de vie comprend deux grandes étapes (composées de plusieurs sous étapes) que vous trouverez, si le courage vous porte dans la norme ISO 14040 et toutes ses déclinaisons.

  1. Une procédure d’analyse qui est une suite d’étapes standardisées.
  2. Un modèle de transformations mathématiques permettant de transformer les flux en impact environnemental potentiels. iso 14040

Il est important de comprendre que l’analyse du cycle de vie étudie la fonction du produit. En effet en étudiant que le produit lui-même, il serait difficile de comparer des produits remplissant la même fonction mais de manières différentes.

Exemple: la voiture et les transports en commun dont la fonction commune est de déplacer des personnes mais qui ont des impacts différents.

Il existe deux types d’analyse de cycle de vie:

  1. l’ACV-A: analyse par les attributs, les système à l’étude est composé de processus élémentaires liés par des flux économiques.
  2. L’ACV-C: analyse par conséquences, le système à l’étude est composé de processus élémentaires liés par des flux économiques mais aussi affectés indirectement par le cycle de vie du produit et son changement.

Comment faire pour les entreprises et quels sont les avantages?

C’est évidemment la question qui intéresse tout dirigeant et décideurs d’entreprises, de collectivités, d’associations. Afin d’intégrer et piloter un telle démarche, les solutions ne sont pas obligatoirement coûteuses. La première serait de dédier cette tâche au service de développement durable et RSE de l’entreprise mais toutes les structures ne sont pas adaptées pour un tel investissement. On peut envisager également un travail personnel d’intégration de l’analyse de cycle de vie qu’il faudra compléter par un accompagnement et une formation efficiente adaptée. Enfin, il faut envisager le conseil et l’assistance externalisée si, et seulement si, l’entreprise se trouve renforcée dans son fonctionnement par une intervention qui pérennise la démarche sans rendre l’entreprise dépendante au service externalisé.

Les avantages sont nombreux :

5 FACTEURS de DIFFUSION de L’INNOVATION DURABLE :
1. Avantage concurrentiel
2. Compatibilité aux nouvelles normes, références de consommation
3. Simplicité, facilité d’utilisation
4. Facilité d’essai à moindre coût
5. Visibilité dans l’entourage provoque la diffusion marketing

Il faut aussi prendre en compte l’avantage apporté par cette démarche lors de vos réponses aux appels d’offres et la gestion de l’anticipation des obligations des entreprises et collectivités.

Mais avant toutes préoccupations, c’est l’environnement, la nature et donc les générations futures qui sont les bénéficiaires d’un développement durable, de responsabilité sociale et environnementale entreprise.

Efficience C&C

Bureau d’études et conseils en développement durable, RSE, ESS.

Site internet: http://efficience-c2.wix.com/efficience-c2

GRADE H2O, Gestion Responsable de l’Alimentation Durable et Empreinte Eau.

Grade H2O

Au sein du bureau d’études Efficience C&C  nous travaillons depuis longtemps sur la gestion de l’eau et le nexus eau/alimentation. Nos outils et travaux réalisés nous ont permis de répondre aux attentes et exigences des professionnels et des « conso-acteurs« .

Notre volonté, d’accompagner et de conseiller les professionnels et particuliers dans une démarche responsable et durable de gestion de l’alimentation, est née du constat de la situation actuelle (crise de traçabilité alimentaire, alimentation industrialisée nocive, importance mondiale de la ressource en eau, interaction eau et énergie…).

1-Comment comprendre et s’informer? 

L’objectif, du GRADE H2O que nous développons, est d’accompagner et de sensibiliser professionnels et particuliers grâce à un guide GRATUIT simple mais complet sur l’impact environnemental des aliments en fonction de leur méthode de production, leur origine géographique et leur empreinte en eau (nous intégrerons également l’empreinte carbone).

Dans un deuxième temps nous proposons un plan  sur-mesure dédié aux entreprises. Nos solutions innovantes s’intègrent dans une vision global des enjeux en matière de développement durable. Nous construisons simultanément un programme d’application spécifique à votre entreprise.

Commençons par définir cette fameuse empreinte en eau !

L’empreinte eau (ou  également empreinte sur l’eau) est le volume total d’eau virtuelle utilisée pour produire un produit ou un service. Comme on le fait pour l’empreinte écologique, on peut également évaluer l’empreinte eau d’une entreprise, d’un pays, d’un individu, d’une ville etc… L’empreinte de l’eau ou Water footprint en anglais est un indicateur basé sur la consommation effective d’eau aux différents stades de la production d’un produit par le consommateur ou le producteur. On distingue l’eau verte, bleue et grise :

  • l’eau bleue est l’eau captée par les usages domestiques et agricoles ;
  • l’eau verte est l’eau de pluie stockée dans le sol – humidité + évaporation ;
  • l’eau grise est l’eau polluée par les processus de production.

Mis au point en 2002 par le Professeur A. Y. Hoekstra de l’UNESCO-IHE, cet indicateur a par la suite été développé par l’Université de Twente (Pays-Bas). Actuellement, c’est le Water Footprint Network qui s’occupe des standards de la comptabilité de l’empreinte eau et qui en assure sa diffusion.

La notion d’eau virtuelle est particulièrement utilisée en géopolitique, en établissant des cartes des échanges d’eau : ainsi on met en évidence qu’un pays important des céréales est également importateur d’eau virtuelle.  (MERCI WIKIPEDIA !)

Le concept d’eau virtuelle associe à quelques biens de consommation ou intermédiaires la quantité d’eau nécessaire à leur fabrication. Il est associé au concept d’empreinte eau.

Ce concept donne également, quand il s’agit de besoins d’eau pure qui ne sera pas réutilisable ensuite sans traitement, un minorant de la quantité d’énergie nécessaire pour les produire, puisqu’en régime permanent cette eau pure ne peut provenir que d’un processus d’évaporation dont on connait la consommation en énergie.

Nous intégrons dans notre démarche de calcul d’empreinte eau un système éprouvé et reconnu en synergie avec une réflexion scientifique applicable aux entreprises et compréhensible par les « conso-acteurs ».

(L’empreinte écologique est un indicateur et un mode d’évaluation environnementale qui comptabilise la pression exercée par les hommes envers les ressources naturelles et les « services écologiques » fournis par la nature. Plus précisément, elle mesure les surfaces biologiquement productives de terres et d’eau nécessaires pour produire les ressources qu´un individu, une population ou une activité consomme et pour absorber les déchets générés, compte tenu des techniques et de la gestion des ressources en vigueur. Cette surface est exprimée en hectares globaux (hag), c´est-à-dire en hectares ayant une productivité égale à la productivité moyenne).

2-Où et Quand agir?

Nous partageons l’intime conviction que l’eau est un bien commun et fondamental de l’humanité. Pourtant les conséquences économiques, sociales et sanitaires d’absence d’accès à l’eau sont inhumaine.

Parlons-en:

_2,7 milliards de personnes sur la planète ne disposent pas de moyens modernes et « propres » de cuisiner. L’utilisation de bois et de charbon de bois entraîne ainsi une pollution des habitants et de la nourriture, qui provoque près de 1.5 million de morts par an, tout en accentuant la déforestation et les dérèglements climatiques.

_L’eau insalubre, l’assainissement inapproprié et le manque d’hygiène sont les causes de décès d’environ 2,2 millions d’enfants de moins de 5 ans dans le monde chaque année.

Nous pourrions continuer cette énumération des conséquences de la gestion de l’eau Ad vitam æternam. Mais nous préférons proposer des solutions et agir ! Nous proposons chez Efficience C&C une articulation autour de 4 axes de progression en empreint eau:

1.Définition des systèmes de production agricole et leurs empreintes eau correspondantes (Gratuit et accessible à tous),

2.Réalisation d’un « guide pour tous » permettant d’orienter ses décisions d’achats (Gratuit et accessible à tous),

3.Une solution entreprise de gestion le l’approvisionnement et des déchets (pour professionnels de la restauration, alimentation…),

4.Prise en compte et gestion des besoins inhérents à l’activité professionnelle et normes associées (entretien, hygiène, conservation, produits de nettoyage..)                     


3-Comment faire?

Bien souvent en matière de développement durable les solutions sont locales pour répondre à un désordre global. N’en doutez plus!

Prenons pour preuve quelques exemples:

  • 13 000 litres d’eau sont nécessaires pour produire 1 kg de viande de bœuf
  • 11 000 litres d’eau pour un jean en coton ;
  • 3 920 litres d’eau pour 1 kg de poulet ;
  • 3 000 litres d’eau pour 1 kg de riz ;
  • 2 700 litres d’eau pour un t-shirt en coton ;
  • 2 000 litres d’eau pour 1 kg de papier ;
  • 11 litres d’eau pour un bouteille de bière de 33 cl ;
  • 1,5 litres pour une bouteille en plastique d’1 litre d’eau (vide !)
  • 140 litres pour une tasse de café.

Votre empreinte eau (l’empreinte carbone également) varie selon le mode de production du produit que vous achetez et consommez. Il ne faut donc pas négliger le mode de fabrication et l’origine du produit. La différence peut être de 500 litres d’eau par 100g de viande rouge !

Si nous prenons en compte la qualité, en plus de la quantité de l’eau nécessaire, l’empreinte peut se révéler encore plus conséquente (il y a aujourd’hui jusqu’à 500 molécules d’origine pharmaceutiques dans nos différentes eaux).

Notons également que l’une des spécialités des industriels de l’alimentation est l’utilisation des polyphosphates (E450, E451,  E452…) pour ajouter et fixer  de l’eau supplémentaire dans nos aliments (viande rouge, viande blanche…) afin d’augmenter la masse et donc les vendre plus chers sans y ajouter de la matière sèche (jusqu’à 20% de poids total ajouter en eau). L’utilisation d’agent de charge pour les sauces est aussi un bon exemple de pratique peu responsable.

« Une responsabilisation professionnelle et/ou de particulier en matière d’alimentation est alors difficile dans cette nébuleuse de paramètres. Le choix d’aliments locaux, de saisons, issus d’une agriculture saine et durable permet de limiter les risques de tromperie et également l’empreinte environnementale de notre alimentation. Mais cela ne résout pas toute l’équation, la nécessité d’un accompagnement dans la décision est une réalité.

Le GRADE H2O, appuyé d’une démarche rigoureuse et efficiente, s’inscrit dans une réelle volonté de conseiller et guider toutes les personnes désireuses de développer une Gestion Responsable de l’Alimentation Durable et de l’empreinte en Eau. »

Efficience C&C

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