Innovation du développement durable: évitez le naufrage !

L’un des avantages de sillonner entre les grandes entreprises, les administrations, chambres consulaires, PME et grandes écoles réside dans le poste d’observateur privilégié inhérent à la position du « consultant ». Comparable un navigateur qui arpente les mers et les océans, ce rôle procure une position de recul permettant l’analyse et la critique du milieu tout en obligeant à se confronter aux éléments et condition particulières pour avancer. Après quelques milles parcourues entre tempêtes et accalmies temporaires dans cet « écosystème DD » français, le constat est tout aussi terne que les 5 gyres de plastiques qui couvrent la planète eau. Le développement durable en France est malade pourtant il en sortira plus performant. navi2

Pas de french bashing ! Mais…

Nous n’allons pas cracher dans la soupe et encore moins tirer à boulets rouges sur les avancées et résultats obtenus sur cette dernière décennie en France. La prise de conscience de enjeux environnementaux est bien ancrée et continue de progresser tant dans les entreprises que dans les foyers. Les villes et administrations territoriales se préoccupent de plus plus en plus des leurs engagements signés et responsabilités globales, bien que parfois la charte d’Aaloborg semble un lointain souvenir. Meux, l’économie circulaire à fait son entrée à l’assemblée nationale et est inscrite un grande lettres dans la loi sur transition énergétique. Alors pourquoi ne se satisfaire d’un léger mais salutaire Cocorico pour une fois plutôt que de se flageller par habitude. Essayons, au pire ça fait du bien.
Non, le problème est bien plus grave malheureusement. Le péril qui guette cet « écosystème DD » concerne l’asphyxie par appauvrissement du milieu, comme tout écosystème privé de biodiversité.

Responsable mais pas coupable

Cette phrase assénée après des actes odieux en santé publique puis en destruction de l’environnement devrait finir sa carrière d’utilité dans un musée pour publicité du 20e siècle, pourtant elle a toujours droit de citer.
Tout d’abord laissons coté les grands efforts de greenwashing déployés ici et là par des grandes entreprises, des collectivités locales ou des entrepreneurs peu convaincants. Ces pratiques mériteraient une édition spéciale du Quid mais elles ne sont pas la cause de l’appauvrissement de « l’écosystème DD »; bien au contraire elles en sont la conséquence. En effet, l’appauvrissement de la capacité d’innovation d’un écosystème n’incite pas à tendre vers des usages différents pour les acteurs de cet écosystème. Pourquoi changer de pratiques si elles ne procurent aucun avantage et n’engendre que des complications?
C’est donc un fait, l’écosystème du développement durable s’appauvrit en France. Deux causes majeures favorisent cette asphyxie:
– La prédominance offerte par les réglementations aux très grandes entreprises renforcée par leurs capacité marketing en matière de responsabilité sociétale.
-Le fonctionnement en vase (très) clos des organismes et entités qui pensent le développement durable et la RSE.

Chacun entretenant à sa manière ces gyres de la conception du développement durable. Un mécanisme confortable et sécurisant qui ne profite que trop peu à l’avancée des démarches vers l’innovation en développement durable. Évidemment, comme elle est base commune de tout et ressource vitale c’est la biosphère qui pâtit le plus de cet immobilisme. Pourtant il apparaissait qu’un jour on ait dit en France: « on a pas de pétrole mais on a des idées ». Cela devait être au 20e siècle …

Un souffle nouveau ou une grande marée se propage

La vie trouve toujours son chemin, n’en déplaise à ceux qui se sentirons affublés d’appartenance au Jurassic park.
Comme dans tout écosystème en péril d’asphyxie les solutions se développe d’abord à la marge, l’innovation germe hors des sentiers battus. Rien de surprenant et de nouveau jusqu’ici, sauf que ce qui ressemble à une légère et séduisante émulation pour certains « bien établis » du vase clos est en réalité une quantité considérable d’initiatives, d’actions, de propositions venues d’un nombre à croissance exponentiel de personnes et d’organisations. Toutes ces gouttes d’eau dans l’océan économique actuel convergent dans la même direction et forment aujourd’hui une marée qu’aucun grand groupe industriel ou collectivité territoriale ne peut ignorer aux risque de se faire submerger et de disparaitre telle une cité d’Ys.  marée

Une démarche axée sur les résultats et non sur les formes tout en préservant l’humain et la nature.

C’est ce qui se passe dans ce nouvel écosystème en pleine croissance capable bientôt (parfois même déjà capable) de rivaliser avec l’ancien fonctionnement. Surtout ne taxez pas ces nouveaux explorateurs et navigateurs du développement durable d’utopistes, ils vous diront qu’ils le sont car l’utopie n’est pas l’irréalisable mais l’irréalisé. A l’image des résultats obtenus par MakeSense en seulement 3 ans c’est le pragmatisme de l’entreprise sociale qui sert de fil rouge. Cela fonctionne tellement bien que, pareil à un nouvel organisme performant dans un écosystème, ils essaiment leur réussite insolente et produisent de nouvelles entités toujours plus innovantes: c’est le cas de Future of Waste (l’avenir des déchets) qui se tient  en « lance roquette » des innovations de l’économie circulaire.
Nous pourrions également mettre en valeur Le DARWIN Eco-Système aux impacts multi-dimensionnels situé  Bordeaux qui devrait inspirer nombres d’esprits avisés.

Maintenant il ne tient qu’à vous de vous interroger sur la manière dont vous souhaiter traverser les courants du développement durable et procurer à vos activités un avantage stratégique concret tout en étant sincèrement et réellement ancré dans la préservation de notre planète bleue.
Pour notre part dans ces méandres, nous suivons régulièrement une pensée de Boris Cyrulnik pour nous éviter de sombre dans le cynisme:

 » La pensée facile consiste à choisir son camps, accumuler les savoirs et ignorer l’autre coté. Il s’ensuit une boiterie logique qui donne une image hémiplégique »

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L’économie circulaire à Marseille: Utopia Mars 1

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L’entreprise résiliente pour conquérir l’avenir du développement durable

Les entreprises résilientes sont conçues ou adaptées pour anticiper les conséquences négatives des crises sur l’ensemble de leurs activités. L’innovation dans la structure et la conduite de l’entreprise permettent de réduire l’impact économique, social et écologique des crises sur l’activité.
L’adaptation et la prospective sont des voûtes clés de l’entreprise et de sa réussite depuis toujours, les lois de la nature s’appliquent également aux activités économiques, alors nous citerons encore et toujours Charles DARWIN: 

« Ce ne sont pas les plus forts qui survivent, ni les plus intelligents, mais ceux qui sont les plus rapides à s’adapter au changement »

Le monde tourne ainsi depuis 3,8 milliards d’années…

Voici une approche par la résilience, qui a été développée dans le cadre de la mise en place d’une politique d’adaptation aux changements climatiques.

Les 6 principes de la résilience qui y sont définis sont :

 homéostasie : des boucles multiples de rétroaction pour contrer les perturbations et stabiliser le système ;
omnivore : la vulnérabilité est réduite par la diversification des ressources et des moyens ;
flux rapide : des mouvements des ressources rapides à travers le système assurent la mobilisation de ces ressources pour faire face aux perturbations.
niveaux hiérarchiques faibles : afin de mettre en œuvre rapidement des réponses très locales non standard.
capacité tampon : capacités centrales sur-dimensionnées de telle sorte que les seuils critiques soient moins susceptibles d’être franchis
– Redondance : les fonctions se chevauchent, et un relais peut ainsi être assuré si certaines échouent.

 Wardekker J. et al. (2010) “Operationalising a resilience approach to adapting an urban delta to uncertain climate changes”, Technological Forecasting and Social Change 77: 987-998 adn2

 

L’entreprise résiliente, l’entreprise intelligente

L’entreprise intelligente  n’est  pas une compilation d’objets techniques et de technologies ! C’est un organisme vivant d’interdépendances fonctionnelles visant à satisfaire des usages et des services quand tout va bien et également en temps de crises. Comment assurer une continuité des flux dans l’entreprise lors d’une grève générale des parties prenantes ? Quand il y a pénurie de matière première? Une crise nationale ou internationale? L’arrivée brutale d’une concurrence exponentielle? Comment gère-t-on clients et collaborateurs ? Cette capacité d’adaptation et d’anticipation c’est ce que l’on appelle la « résilience » ,  une capacité à dépasser le traumatisme qui s’est produit, pour garantir une continuité minimale des services à un moment donné.
Par obligation l’entreprise intelligente est également une entreprise « frugale », qui optimise ses dépenses en énergie et offre davantage de services, tout en étant moins dépensière, par l’optimisation des infrastructures déployées.

Pour propulser l’entreprise intelligente il faut une forte dose d’innovation économique, sociale et  environnementale. En conjugaison, il faut investir du temps à créer ces espaces collaboratifs, afin de mieux cerner les solutions techniques à installer et déployer.

Pour continuer dans  la métaphore de l’entreprise organisme vivant, il est primordiale de considérer le collaborateur comme le cœur de cet organisme vivant.

Il est le porteur d’une identité de l’entreprise et constitue son ADN. En se basant sur des principes de biologie et par biomimétisme, nous devons prioriser deux axes: l’interdépendance et la mémoire.  A l’échelle biologique humaine, nulle cellule n’existe par elle-même, la règle est valable dans le fonctionnement d’une entreprise. Les collaborateurs sont interdépendants et l’entreprise n’existe que par eux.  C’est est une entité d’agrégation où l’on travaille les uns par rapport aux autres. Si la résilience réorganise les services de l’entreprise, comme une réponse agile suite à une crise financière, l’interdépendance représente les liens qui lient les salariés les uns aux autres. Cette notion ne peut pas s’envisager selon la mémoire.
Une entreprise est liée à son histoire, son territoire, son secteur d’activité, son économie. Toute entreprise a une identité propre et unique. On constate aisément que l’on ne peut pas appliquer les mêmes solutions pour chaque entreprises. Les fonctionnalités et échanges entre entreprises n’ont jamais autan évoluées que ces 10 dernières années. Lorsque l’on conçoit l’entreprise intelligente, il faut tenir compte de cette évolution. Il faut s’immerger dans le l’organisme vivant et le comprendre avant de proposer des solutions. L’entreprise intelligente est « user-centric ».

Cette adaptation d’entreprise passe par de la formation, de la communication, de la stratégie… Mais il y a bien plus en jeu. Cela nécessite une approche culturelle différente par rapport à la technologie. La voie de l’adaptation passe par la discipline du  design applicatif. Les « designers d’applications » créeront le lien vaquant entre les usages et les services de cette entreprise post moderne avec les objets techniques indispensables pour solutionner le challenge.

L’exemple des conciergeries d’entreprise est à relever car en « designant » ce nouveau service l’acceptabilité s’est faite naturellement. Nous pourrions citer également le télétravail déployé (encore trop peu usité dans les entreprises françaises) ou la mise en œuvre des réseaux sociaux d’entreprises.

Plus surprenant encore, l’exemple de l’holacratie en entreprise :
la société Zappos supprime  les postes de managers et opte pour l’holacratie, une expérience qui s’appuie sur les travaux de Brian Robertson : sur le modèle de l’holacratie, les mécanismes de prise de décision seront distribués au sein d’équipes auto-organisées et dont les rôles se chevauchent, à l’instar de cellules biologiques à la fois autonomes et dépendantes de l’organisme qu’elles constituent.

Alors quels sont les outils et méthodes à notre disposition? innovation-624x414

Biomimétisme: l’innovation qui vaut de l’or vert!

Il s’agit d’une ingénierie inspirée du Vivant qui cherche à tirer parti des solutions et inventions produites par la Nature (les écosystèmes, les services écosystémiques) ; solutions sélectionnées parmi de nombreuses autres depuis 3,8 milliards d’années, efficace d’échelles nanométriques aux échelle macroscopiques et écosystémiques. -> WIKIPEDIA

D’après une étude réalisée par le Fermian Business and Economic Institut de l’université de Point Loma de San Diego en 2010, l’estimation de l’impact financier global du biomimétisme est évalué à 100 milliards de dollars en 2025.

Technologie?
Le monde du vivant, efficace depuis 3,8 milliards d’années, est invitation à l’innovation sans limite. La bardane une plante qui  a inspirée le Velcro Les feuilles du Nymphéa ne sont jamais mouillées, elle se développe sur l’eau. En mimant la microstructure de leurs surfaces, des verres autonettoyants ont été créés. Le nez du Shinkanzen, le TGV japonais, s’inspire du bec du martin pêcheur Le Gecko aux pattes ultra-adhérentes à permis l’innovation des pneus neige ultra-adhérants. Le nez du Shinkanzen, le TGV japonais, s’inspire du bec du martin pêcheur. Des immeubles construits sur le modèle des termitières géantes pour bénéficier d’une climatisation passive.
Imiter les structures est une étape. La suivante serait d’imiter les procédés naturels de fabrication qui ne produisent pas de déchets pour des matériaux aux capacités et fonctions extraordinaires.

Organisation, management?
Pour le entreprises résiliente l’enjeu est :

  • De produire, interagir, vivre ensemble
  • De s’inscrire dans un système de plus en plus complexe à appréhender
  • De trouver des sources d’inspiration, de motivation, d’innovation

Depuis le début de son histoire le monde du vivant s’est constamment adapté et amélioré. L’humanité ne représente qu’une infime partie de cette très longue histoire du vivant. Les organismes naturels ont élaboré des stratégies d’évolution et de transformation complexes, performantes et durables.

Les fourmis (animaux chers à l’écrivain Bernard Werber) ces insectes sociaux sont présent depuis 400 millions d’années, un temps significativement supérieur au notre. Force est de constater qu’il y a  un intérêt à comprendre comment elles travaillent et s’organisent pour une telle efficacité et durabilité. Une fourmi possède  10 secondes de mémoire, elle a donc besoin d’être en constante interaction  avec ses congénères collaboratrices pour définir sa tâche et obtenir des indications sur la suite. Riez des fourmis !!! Sans contrôle ni centralisation, elles ont inventé l’agriculture et la maison passive.

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Récemment les chercheurs ont découvert l’un des principes biologiques de la nature : les espèces vivantes collaborent dans un cadre qui peut être concurrentiel. La collaboration est prédominante bien que la compétition émerge à certains moments de l’année comme en période de reproduction. Les oiseaux peuvent être très compétitifs dans leur approche des territoires et également des partenaires efficients en période de crise. En hiver,leur comportement privilégie  la collaboration pour constituer des réserves et rechercher de la nourriture. Ce modèle de partage permet la survie du plus grand nombre. Une approche qui devrait intéresser quelques uns d’entre nous, nous les humains…

Regardons maintenant du coté du fonctionnement symbiotique.
Que peut nous apporter l’observation de la symbiose entre un arbre et un champignon (la mycorhize) ?

Car il y a échange entre ces deux espèces vivantes. L’arbre est capable de sécréter des sucres grâce à la photosynthèse, le champignon en est incapable. Le géant fournit alors au petit des sucres excédentaires. Le champignon qui possède une  surface d’absorption due au mycélium bien plus importante est en capacité de chercher plus loin l’eau et les sels minéraux dont l’arbre a besoin. Il lui les transmet.
Un modèle « gagnant-gagnant » terriblement efficace.

Plus poussé dans la symbiose, ce modèle s’étend. Le réseau de champignons collaboratifs est optimisé, une solidarité se développe entre petits et grands arbres. Grâce au système et réseau de mycélium, de grands arbres fournissent leurs sucres excédentaires aux plus petits arbres.
A notre niveau social, on pourrait comparer à l’économie collaborative en entreprise ou encore aux allocations familiales.

3ème niveau de ce processus : un échange qui se réalise entre des espèces différentes. L’échange s’opère selon les fluctuations climatiques que l’arbre est capable de supporter. Les arbres les mieux portant diffusent leurs éléments aux arbres les plus fragiles en temps de nécessité
On peut encore transposer cet exemple au design systémique en entreprise ou  à notre sécurité sociale.upcm1

Pour l’entreprise, les procédures rigides et codifiées ont fini leur cycle

Jugaad, c’est un mot hindi exprimant la « débrouillardise ou capacité ingénieuse d’improviser une solution efficace dans des conditions difficiles ». En France, on parle plus volontiers d’innovation frugale que de bidouillage ou débrouille, certainement par effet de notre légendaire posture prétentieuse à la française.

JUGAAD ->Navi Radjou, coauteur de L’Innovation Jugaad. Redevenons ingénieux ! (Diateino)

Pour synchroniser  l’économie collaborative, l’économie circulaire et le mouvement des « makers«  et des fab labs, l’innovation frugale chamboule les codes! Bienvenue dans l’adaptation des habitudes de travail et des postures managériales dans les entreprises. Pour rester en vie les entreprises doivent radicalement changer leur conception de modèles et leur méthode de fonctionnement, elles doivent évoluer pour suivre, elle doivent être résiliente. Aujourd’hui c’est le règne de la diversité, de la rareté, de l’interconnexion, du changement mondialisé, qui domine. La période actuelle est marquée par une évolution rapide des valeurs ainsi que des modes de vie et consommation, conjuguée à une banalisation des déplacements des populations et à la progression constante des nouvelles technologies. Une période de profondes mutations apparait, de nouvelles économies (durable, circulaire…) émergent.
Dans ce contexte, notre époque se révèle favorable à une dynamique d’innovation responsable et durable.

 

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Résoudre les challenges des entrepreneurs, la méthode I6

La période actuelle est marquée par une évolution rapide des valeurs ainsi que des modes de vie et consommation, conjuguée à une banalisation des déplacements des populations et à la progression constante des nouvelles technologies. Une période de profondes mutations apparait, de nouvelles économies (durable, circulaire…) émergent.
Dans ce contexte, notre époque se révèle favorable à une dynamique d’innovation responsable et durable.

Il nous faut alors formuler de nouvelles questions et apporter de nouvelles réponses, cela passe par l’identification du besoin et la construction de solutions adaptées en synchronisant les impératifs humains, économiques et environnementaux.

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Les solutions passent par l’innovation et une évolution vers un modèle durable

Concrètement, le travail utilisant la méthode I6 s’organise autour de trois rouages
• Une logique de co-création : une entreprise qui met l’amélioration continue et graduelle au cœur de son activité ne fait pas travailler ses secteurs de manière isolée, et instaure au contraire une logique «cross-département» favorisant l’intelligence collective.
• Une gymnastique intellectuelle alternant les phases d’intuition et l’analyse, dans une logique d’ouverture/fermeture.
• Une importance majeure accordée à l’étude de terrain qui offre une compréhension pleine et entière des expériences, contrairement aux classiques études quantitatives et qualitatives

  1. C’est un atelier innovant au sein du quel les participants sont amenés graduellement vers de nouveaux outils fonctionnels pour générer leur propres solutions adaptées à leur problématique et solutionnant leurs défis entrepreneuriaux.
  2. Brainstorming et même Dreamstorming permettent  l’animation, soutenue par une pédagogie adaptée, d’une séance prototypant des résultats tenables rapidement sans obstacles majeurs. La place prépondérante accordée à l’assimilation de la méthode vous permettra de reproduire vous même ces ateliers avec vos équipes et d’acquérir une autonomie salutaire dans vos activités propres.

Les composants de la méthode, vous êtes  l’artisan, vous enrichissez votre écosystème

Il existe pour nous des conditions préalables pour concevoir des programmes qui puissent contribuer pleinement aux résultats et à la pérennité : L’attention portée à l’humain, l’imagination et l’innovation pour caractériser les espaces où il évolue et optimiser leur fonctionnalité, la prise en compte des temporalités et la capacité des projets à évoluer dans le temps.

La méthode I6 est conçue sur le mimétisme d’une molécule de benzène composée par 6 atomes liés et inter-agissant entre eux de manière forte. Chaque atome, ici chaque « I », est composé d’un noyau constitutif et d’électrons nécessaires.atome I6

La molécule de benzène est omniprésente dans la chimie moderne (plastique, caoutchouc, essence, parfum, médicaments, solvants…) et est une source d’exposition délétère pour les population très difficile à combattre.

Après plusieurs années de travaux et d’études sur ces problèmes et bien d’autres en tant que consultant en management et organisation, nous avions sous les yeux un modèle dont les fonctionnalités et propriétés pouvaient être transposées et adaptées « en bien » vers une solution d’amélioration des challenges de l’entreprise. Tout comme la molécule de benzène augmente les capacités de la chimie moderne, la méthode I6 vous apporte un avantage constant sans les effets nocifs de son modèle inspirant.

Les grands atouts de ce modèles:

  • une réactivité particulière
  • une stabilité exceptionnelle conjuguées à un mouvement vital
  • une continuité d’amélioration
  • une auto-fécondité de la méthode sans jamais délaisser les apports extérieurs enrichissants

A chaque étape de cet atelier, ce sont vos développements qui s’enrichissent, vos compétences qui se valorisent, vos savoir-faire qui se synchronisent avec vos besoins et vos potentiels que augmentent exponentiellement.

Notre objectif :
Vous aidez à anticiper l’avenir et vous accompagner dans vos obligations.
Notre compétence en conseil et assistance développement durable pour les entreprises vous permet de simplifier et dynamiser votre activité.

I1-L’INGÉNIERIE:

Bien au-delà du simple inventaire, il s’agit de synchroniser et de vous remettre à disposition opérationnelle vos savoir-faire, compétences, vos expériences, vos connaissances en  les augmentant par les « électrons » de potentiel que vous n’avez pas encore intégrés mais qui pourtant gravitent autour de votre noyau.

-> Synchronisation covalente

I2-L’IDEATION:

Directement relié à la méthode du design thinking, c’est l’atome essentiel pour faire émerger rapidement les solutions dont vous avez besoin pour vos challenges.

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Décloisonnement, approche pluridisciplinaire, dynamisme, remise en question servent de maitres mots.

La démarche du design thinking  en 3 étapes-clés :

  • Identifier une problématique et comprendre son environnement
  • Trouver le concept, l’idée qui permettra de résoudre la problématique
  • Concevoir la forme qui incarnera ce concept

 

->Essaimage de la prospective

I3-L’INCEPTION:

Phase primordiale et nécessaire dans tout parcours d’entreprise, car sans adhésion à la démarche par vos équipes, partenaires et parties prenantes aucune réussite n’est possible. Le principe consiste à  planter l’idée dans le « subconscient professionnel » des acteurs connexes à vos projets afin que cette idée puisse être profondément ancrée et  germer  naturellement. Elle prendra alors de l’ampleur, amenant les partenaires à l’adhésion de l’idée et à être certain qu’elle est intrinsèque et nécessaire au business plan.

-> Évaluation de parcours

I4-L’ITÉRATION:

La conception et la mise en œuvre d’un projet développement durable se réalise pas à pas. Elle se nourrit d’analyses et de diagnostics, de l’étude comparée d’hypothèses ou de scénarios différenciés, d’échanges et de débats. Elle s’inscrit dans un processus plus ou moins long qui permet de mesurer l’acceptabilité et de vérifier la faisabilité des intentions affichées.

Dans ce processus itératif les études amont ne constituent qu’une première étape dont le contenu programmatique pourra évoluer dans le temps. Il est donc impératif, dès les études préalables, de faire émerger, de partager et de consolider les véritables fondements du projet tout en identifiant les variables qui autoriseront des ajustements sans remettre en cause la cohérence d’ensemble : C’est la notion de programme glissant

-> Application prospective

I5-L’INTERACTION:

Sans interaction participative avec les parties prenantes à vos projets, entreprises, business plan, il n’est pas envisageable de pérennité de vos activités.

Nos interventions visent clairement à apporter aux clients des applications concrètes et tenables répondant aux exigences de développement durable. Nos propositions s’inscrivent dans une démarche prospective qui s’attache notamment à :

• Resituer l’action pédagogique dans un cadre élargi afin de déterminer les interactions et les synergies possibles avec les politiques économiques, sociales et environnementales
• Hiérarchiser les exigences et les cibles à atteindre,
• Élaborer un tableau de bord et des indicateurs de suivi capables de l’accompagner pendant toute la durée de vie de son projet.

-> Concrétisation

I6-L’INCLUSION:

Parfois un schéma efficace vaut tous les mots…inclusion!

-> Valorisation et enrichissement -> Vers l’Ingénierie augmentée I1. C’est la volonté affichée par cette méthode, valoriser vos développement, enrichir vos cycles, décupler vos capacités à entreprendre. La boucle est faite, la molécule ou INGENIARIUM opérationnel!easelly_visual(6)

Pour vous inscrire aux ateliers formatifs sur la méthode I6 ou demander un devis pour une intervention dans votre entreprise contactez nous

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Conseil et assistance aux entreprises, aux collectivités et aux organisations, conception de stratégies d’innovations durables. Nos solutions de diagnostic, de scenario et de modélisation transforment pour nos clients, leurs stratégies de développement vers une efficience synchronisant l’économie, l’environnement et le social. Les solutions collaboratives d’ Efficience C&C permettent de promouvoir l’innovation sociale, écologique et économique et offrent de nouvelles opportunités  d’améliorer la performance des modèles économiques et productifs.

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Upcycling challenge Marseille #1

Encore une idée folle! Le printemps doit influer sur nos ateliers prospectifs…

Bref, il nous vient l’envie d’organiser à Marseille un concours ouvert à tous, un challenge bon pour la ville qui nous est chère, une mise en lumière de l’ingéniosité des habitants, une sensibilisation aux enjeux environnementaux et économiques, une illustration des possibilités de ressource. Pour le mois de Septembre afin d’animer la rentrée?

Il sera question d’Upcycling. Mais quésaco cet anglicisme? la valorisation des déchets ou revalorisation (upcycling en anglais) est un ensemble de procédés par lesquels on transforme un déchet matériel ou un produit en apparence inutile en un nouveau matériau ou produit de qualité ou d’utilité supérieure. La valorisation des déchets est généralement considérée comme l’inverse du décyclage ou de la mise en décharge du contenu des poubelles. Pour tendre vers une économie circulaire.

Nous souhaitons permettre à toute personne d’illustrer Marseille en utilisant ces « déchets » non valorisés. Un tableau,un bateau, une œuvre, un outil,un nouvel objet, une affiche, du mobilier, un jouet, une basilique… La création doit venir du ressenti de chacun et vous pourrez ensoleiller votre réalisation d’un récit. images

Le travail peut être individuel ou collectif, l’objectif est la mobilisation de la créativité, de l’intelligence et du savoir-faire d’un grand nombre de personnes afin de mettre en avant les talents des marseillaises et marseillais.

De la même manière que de nombreuses personnes se sont mobilisées pour rendre Marseille « Happy » en s’inspirant du clip de Pharrell Williams, cet Upcycling challenge #1 s’inscrit dans une volonté d’offrir une voie à la foule, ouvrir un espace d’expression et mobiliser autour d’enjeux importants.

Aujourd’hui ce challenge est en phase béta, comme l’exprimeraient quelques amis de l’univers web. Nous allons donc retrousser nos manches, faire chauffer nos méninges, prospecter et arpenter Marseille pour cuisiner et présenter un beau programme digne des Marseillais et la hauteur des enjeux. Nous mettrons en place des récompenses pour les plus belles réalisations, nous permettrons de les exposer, les valoriser. Nous attacherons à accompagner les auteurs dans l’après challenge. Nous viseront la meilleur exposition et communication pour le plus grands nombres de projets afin que tous puissent tirer profit du travail effectué. L’essentiel est de participer mais tous doivent bénéficier du potentiel de ce concours!

Cette aventure ne se sera pas sans co-organisateurs, partenaires, sponsors et soutiens. Comme nous le faisons souvent depuis deux années, nous vous informerons pas à pas par soucis d’interactivité et de transparence.

Vous désirez en savoir plus? Vous désirez participer? Vous avez l’envie de faire partie de l’aventure, de soutenir l’Upcycling Challenge Marseille #1?

Contactez nous: efficience.c2@gmail.com

En attendant la suite, LIBÉREZ VOTRE CRÉATIVITÉ & INSPIREZ LE FUTUR !

Work in progress…

 

Sponsors de l’évènement:

acdc décorationBesoin de travaux, de rénovation, de conseils pour votre maison?

N’hésitez pus !!!

Frénésie du bilan carbone et amnésie de l’empreinte en eau

Dans l’équation du fonctionnement de l’activité d’une entreprise, d’une organisation, d’une collectivité, les gaz à effets de serre sont une résultante des produits de la réaction. Autrement dit, ils sont la conséquence d’une équation mal équilibrée. Ne minorons pas l’importante nécessité de réduire le bilan carbone d’une activité et de surveiller les gaz à effets de serre, ce sont les poisons silencieux de notre planète et donc un des facteurs de notre pérennité immédiate et future. Mais le développement durable ce n’est pas uniquement la catharsis du dioxyde de carbone (CO2).

Illustration de Pawel KUCZYNSKI

Illustration de Pawel KUCZYNSKI

Par effet de résonance des lois de l’offre et de la demande augmentée par des fiscalités, cahiers de charges et normes, nous avons assisté en quelques années à l’explosion du bilan carbone pour les entreprises et collectivités. Le plan de déplacement « éco » est devenu l’arme absolu à l’intégration de responsabilité sociétale dans le fonctionnement économique. Cet engouement parfois aveugle a donné lieu à quelques saveurs de pensée facile et induit les entreprises dans une hémiplégie de conception du développement durable et une sclérose de démarche RSE. Oui, le bilan carbone c’est se préoccuper d’un symptôme et non du problème et bon nombre de plan de réduction des GES proposés sont une coquille vide voir même des cas flagrants de Greenwashing. Oui, il est urgent et inévitable d’agir sur l’émission des GES, car occulter ce problème serait se tirer une balle dans le poumon. Heureusement certains plans de lutte contre les GES sont réellement efficaces et contribuent à l’essor de l’entreprise qui l’applique.

Arrêter de berner l’entreprise et la collectivité. Apporter des solutions intelligentes sur le long terme. L’approche systémique.

Ne pas prendre en compte l’empreinte en eau d’une activité, d’un bien ou d’un service est une aliénation des principes de développement durable. eau

Voici un exemple qui parlera à tout (ou presque) lecteur de ce billet. Aucun être humain ne peu soulever à la seul force d’un seul de ses bras un poids d’un tonne, encore moins une tonne d’eau. Prenez maintenant votre smartphone à la main, vous ne forcez pas? Pourtant il pèse  1 tonne d’eau ! Oui mille litres d’eau à lui tout seul. De la même manière que nous mesurons le poids carbone d’un déplacement ou d’un produit il est important de mesurer le poids en eau de ces mêmes produits ou services.

L’eau bien commun de l’humanité tout comme l’air que l’on respire.

L’eau, présente à 60% dans notre organisme et à 75% sur Terre, est un Bien commun du vivant. Le manque d’accès à l’eau porte encore atteinte aux conditions de vie de millions de personne tandis que le droit à l’eau et à l’assainissement est reconnu depuis 2010 par les Nations Unies comme un droit fondamental de l’Homme.

L’eau, contrairement au dioxyde de carbone, est une matière primaire vitale à toute vie sur terre et à nos activités économiques sans communes mesures. Sans eaux pas d’aliments, pas d’électricité (même nucléaire), pas de métaux, pas de papiers, pas d’ordinateurs, pas de smartphones. L’eau sera toujours nécessaire à chaque étapes de fonctionnement de l’entreprise, la prise en compte de ce principe est essentiel dans la mise en œuvre d’une politique de développement durable (cf article: Analyse du cycle de vie d’un produit, d’un service, d’un procédé et responsabilité environnementale des entreprises. L’étape incontournable). L’approche de ce paradigme doit être quantitative d’une part pour tendre vers plus d’ efficacité et qualitative d’autre part pour intégrer la préservation des ressources et tendre vers l’agilité.

Ces défis de gestion de l’empreinte en eau concernent tous les secteurs d’activités sans exception. Le services publics sont régulièrement scrutés avec attention dans ce domaine, citons Marseille Provence Métropole qui récemment a pris l’engagement de réduire les eaux de ruissellement déversées directement en mer de 20%. Il reste à observer comment atteindre cet objectif et si une conception écosystémique sera appliquée, l’intégration de zones végétalisée comme filtre naturel opposé au « tout béton » ne serait que de bons conseils et permettrait de limiter l’utilisation de l’industrie du traitement de l’eau énergivore et consommatrice de produits chimiques.

Le secteur privé, les organisations et associations sont aujourd’hui peu nombreuses à prendre en compte l’empreinte en eau dans leurs activités probablement par manque d’informations et de sensibilisation. Elles sont pourtant assez réceptives aux problématiques liées à l’eau. Nous avions, chez Efficience C&C, accompagné en 2013 des professionnels de la restauration de  l’alimentation dans une gestion de l’empreinte en eau (Cf l’article: GRADE H2O).

Si les conséquences des gaz à effets de serre sont admises par le plus grand nombre, que les entreprises agissent pour la réduction de ces GES, il semble que l’acidification des océans provoquée par ces gaz ne soit pas encore assez flagrante pour inciter les spécialistes du développement durable et de la RSE à conseiller durablement les demandeurs d’une démarche en développement durable.

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La responsabilité sociétale des entreprises en 5 SMS [Part1]

Il y a des sujets très sérieux qui engendrent parfois des explications longues et pesantes, il y a des enjeux pour les entreprises lourds de conséquences et  des engagements qui peuvent effrayer. C’est parfois le cas lorsque l’on aborde le sujet de la responsabilité sociétale des entreprises et de leur participation au développement durable.

Pour tenter d’alléger le climat et dédramatiser la situation, nous avons convertit quelques principes de la responsabilité sociétale en SMS. Voici les 5 premiers:

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