La RSE postmoderne et le mash-up en développement durable

La responsabilité sociétale promue par l’état, les collectivités territoriales et surtout l’union Européenne (par déclinaison de cahiers des charges, de normes, de labels, durcissement des lois…) et les consommateurs (de plus en plus en « conso-acteurs »), recherchait l’implantation de valeurs fortes dans les entreprises.

L’innovation en développement durable engage une rupture avec les conventions standardisées du modernisme économique, tout particulièrement avec les prétentions à conclure l’éco-responsabilité et à ignorer l’évolution (voir même l’exaptation).

La transition d’une RSE planifiée et incitée à une RSE postmoderne partie intégrante de l’ADN de l’entreprise, qui se caractérise  par la recherche de l’efficience et la volonté de création de nouveaux modèles tout en admettant la réutilisation de concepts préexistants (exemple du biomimétisme), permettra une synthèse entre intérêt général et particulier, entre besoin présent et futur. la RSE c’est d’après la commission Bruntland  » le développement qui réponds aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs » (CEMD 1987). Il est temps de concevoir la revalorisation et le ré-enrichissement « des capacités à répondre aux besoin des générations futures ».

La montée des préoccupations sociales et environnementales pousse à l’intégration d’une démarche en responsabilité sociale des entreprises . La  RSE postmoderne liée aux nouvelles opportunités économiques visera l’innovation durable.

Si les chefs d’entreprise français déclarent par intention et en majorité mener des projets dans une optique de développement durable, on relève dans chaque études menées une méconnaissance des outils utilisables, des aides existantes, partenariats institutionnels. Les entreprises concentrent leurs efforts et leurs actions dans les domaines où les obligations légales sont fortes. Il est important de relever les manques de connaissances, et donc de considérations, pour les nouvelles économies et opportunités qui ne cessent de faire leurs preuves: économie collaborative, économie circulaire, économie sociale et solidaire, biomimétisme, économie de l’usage et de la fonctionnalité, chimie verte…Mash-up #DD1.0

Le niveau d’implication en RSE entre TPE et PME n’est pas ou peu différent et les motivations sont similaires: motivations instrumentales, politiques, liées à l’intégration des parties prenantes ou motivations éthiques. les freins principaux à la mise en œuvre d’une démarche de développement durable sont toujours les mêmes depuis 10 ans, seul l’ordre change: le coût/manque de moyens, le manque d’informations et le manque de temps/manque de recul.

La nécessite d’une pédagogie auprès des chefs d’entreprises, cadres, décideurs, sur les réels avantages et opportunités du développement durable permettra de libérer la démarche, de briser les carcans et d’ouvrir de nouvelles synergies.

Dans un processus itératif et participatif au service de l’entreprise et de l’élaboration de sa démarche RSE, la mobilisation des savoirs et des pouvoirs, leur transmission rendent opérationnel les outils nécessaires à la conception de stratégies d’innovations durables.

« La pensée facile consiste à choisir son camp, accumuler les savoirs et ignorer l’autre coté. Il s’ensuit une boiterie logique qui donne une image hémiplégique. »

 Boris Cyrulnik

De l’analyse du contexte à la recherche de sens, en passant par l’analyse des besoins et la reformulation de la problématique

Ces étapes ne sont pas linéaires. Elles doivent être abordées d’une façon partiellement simultanée et répétées autant de fois qu’il est nécessaire. Cela implique une approche évolutive au cours de laquelle on doit suivre la mise en œuvre de l’idée et du prototype pour voir comment ils évoluent et comment on peut les améliorer.

Il nous faut alors formuler de nouvelles questions et apporter de nouvelles réponses, cela passe par l’identification du besoin et la construction de solutions adaptées en synchronisant les impératifs humains, économiques et environnementaux.

Un écosystème en mutation implique une adaptation des entreprises. Une nouvelle logique génère de nouvelles disciplines.

Il n’échappera à personne que le monde économique dans lequel nous vivons traverse une crise endurante et redondante. La période actuelle est marquée par  une  évolution rapide des valeurs, des intérêts ainsi que des  modes de vie et consommation, conjuguée à une banalisation des déplacements des  populations et à la progression constante des nouvelles technologies. C’est un tournant important pour la vie des entreprises qui doivent s’adapter mais c’est parallèlement l’opportunité incontournable pour changer, créer et surtout INNOVER.

« Ce sont pas les plus forts qui survivent, ni  les plus intelligents,mais ceux qui sont les plus rapides à s’adapter au changement. »

 Charles Darwin

Si vous réduisez la RSE au simple bilan carbone, l’économie circulaire aux recyclages de déchets ou l’ ESS (économie sociale et solidaire) à une marge économique, vous risquez d’une part un choc entrepreneurial et d’autre part d’accumuler les complications avec les cahiers des charges, normes, réglementations, taxes et labels décliner par l’Union européenne, l’état et les collectivités.

Pour faire face à ces nouveaux défis une entreprise qui met le développement durable au cœur de son activité ne fait pas travailler ses secteurs de manière isolée, et instaure au contraire une logique «cross-département» favorisant l’intelligence collective. C’est une première étape vers l’innovation collaborative. Antoine Laurent de Lavoisier n’a jamais travaillé seul et isolé…

Dans une logique pluridisciplinaire, voir même trans-disciplinaire, le contenu provient de la combinaison de plusieurs sources d’information collaboratives. Dans cette optique, il est naturel et salutaire pour l »entreprise d’envisager de nouveaux paradigmes; la nécessité de nouvelles méthodes génère de nouvelles disciplines qui sont un savant mélange, une synthèse entre plusieurs savoir-faire, connaissances, compétences. C’est fréquemment le cas remarquable en matière de développement durable lorsqu’il faut par adaptation créer des carrefours , des passerelles, par exemple entre biologie, économie, ingénierie et management. C’est ce que l’on pourrait appeler un Mash-Up en développement durable qui aboutit à un résumé d’un travail plus global: un compendium.

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. »

 Lavoisier

Les défis de l’entreprise sont nombreux et le chantier vers un développement durable inscrit dans l’ADN de ces entreprises est encore vaste, c’est un challenge entrepreneurial emplit d’avenir.

Remerciement: cet article et la réflexion sur le postmodernisme sont nés quelque part dans les lecture du blog de Management Post Moderne www.management-post-moderne.fr MPM, on les remercie donc pour l’inspiration et on vous invite à visiter leur univers.
 
 

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Conseil et assistance aux entreprises, aux collectivités et aux organisations, conception de stratégies d’innovations durables. Nos solutions de diagnostic, de scenario et de modélisation transforment pour nos clients, leurs stratégies de développement territorial ou industriels. Les solutions collaboratives d’ Efficience C&C permettent de promouvoir l’innovation sociale, écologique et économique et offrent de nouvelles opportunités  d’améliorer la performance des modèles économiques et productifs.

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